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Walter Wobmann : "La politique est un sport d'endurance".

Le président de la FMS et conseiller national UDC Walter Wobmann (65 ans) s'est battu pendant 20 ans au Palais fédéral pour le peuple suisse des motards. Il se retire désormais.

Pendant 5 x 4 ans, Walter Wobmann s'est engagé à Berne en faveur du trafic privé motorisé et a notamment obtenu la levée de l'interdiction des courses sur circuit. Il quittera son poste de conseiller national à la fin de l'année, mais restera dans le milieu en tant que politicien et président de la FMS. Nous nous sommes entretenus avec cette figure emblématique de l'UDC, qui n'hésite pas à se battre.

 

Der Solothurner SVP-Nationalrat Walter Wobmann 2009 mit seiner Maschine im Bundeshaus. Foto: Peter Gerber

Le conseiller national UDC soleurois Walter Wobmann en 2009 avec sa machine au Palais fédéral. Photo : Peter Gerber

 

- Vous quittez le Conseil national après 20 ans de mandat, à la fin de votre cinquième législature. Pourquoi ?
- 20 ans à Berne, c'est long. Je pense qu'à 65 ans, le moment est venu de laisser la place à la jeune génération. Nous avons de très bonnes personnes compétentes sur notre liste, qui peuvent suivre mes traces. Je resterai néanmoins actif en arrière-plan sur le plan politique et j'assumerai différentes tâches. J'ai également été réélu président de la FMS pour les quatre prochaines années. En outre, j'ai sur mon bureau diverses demandes de participation à des commissions extra-parlementaires, notamment pour des projets relatifs aux transports.

 

- Restons-en à la politique des transports : quelles sont pour vous vos principales réalisations ?
- Un grand succès a certainement été l'organisation du financement des transports NAF, pour lequel je me suis battue pendant des années pour défendre les intérêts du trafic privé. Il s'agissait notamment d'utiliser des taxes à affectation spéciale comme les taxes d'importation de véhicules ou les taxes sur les carburants. Nous avons également réussi à combattre l'augmentation du prix de la vignette de 150% par référendum en 2012/13. Au cours des quatre dernières années, nous avons également réussi à repousser toutes les interventions concernant le bruit ou les interdictions de circuler, comme en Autriche par exemple. Le bruit reste certes un sujet politique brûlant à long terme, mais il ne se focalise plus uniquement sur la moto. Et bien sûr, la levée en 2022 de l'interdiction des courses en circuit en Suisse, en vigueur depuis 1955, a été un beau succès, pour lequel je me suis battu avec d'autres compagnons de route depuis le début de ma carrière politique. Maintenant, ce sont les cantons qui décident s'ils veulent un événement ou non. Du côté négatif, nous devons voir qu'en raison de la récente adoption de la loi sur le climat, quelques sujets difficiles nous attendent encore. L'interdiction des moteurs à combustion va très certainement revenir sur la table.

 

- Que faut-il pour que le trafic individuel ne soit pas encore plus limité en Suisse ? Les mots-clés seraient les zones 30 et les tronçons de motos limités à 60 km/h. Les mots-clés sont la sécurité et la protection de l'environnement.
- Il faut des autorités dotées de bon sens qui ne tirent pas aveuglément sur le trafic privé motorisé. Actuellement, les villes ont tendance à vouloir bannir purement et simplement le trafic privé. Les nombreuses suppressions de places de stationnement et de voies de circulation, ainsi que la généralisation de la vitesse à 30, voire 20 km/h, en sont des signes évidents. Ces milieux veulent obliger tout le monde à se déplacer à vélo ou en tramway.

 

Der Solothurner SVP-Nationalrat Walter Wobmann 2009 mit seiner Maschine im Bundeshaus. Foto: Peter Gerber

 

Citation : Walter Wobmann

 

- Comment expliquez-vous cette évolution ?
- Cela a plus à voir avec les convictions politiques qu'on ne le pense. Les milieux qui veulent bannir le trafic privé se considèrent comme des bien-pensants. Eux seuls ont raison et ne doivent pas être critiqués. L'intolérance de ces milieux est effrayante. Ils veulent que seul l'État dise ce qui est bon et juste. Comme autrefois dans le socialisme et le communisme. Sauf qu'aujourd'hui, on suit une autre voie.

 

- Que pensez-vous de la suppression de l'accès direct à partir de 25 ans il y a 2 ans et de l'ouverture de la catégorie 125 aux jeunes de 16 ans ?
- Des jeunes de 16 ans sur une moto de 11 kW, c'est logique. La puissance est limitée et la sécurité est bien meilleure qu'avant avec les 50. L'augmentation des accidents est liée, comme pour les vélos électriques, à l'augmentation massive des immatriculations, ce qui est toujours déformé dans les médias. La suppression de l'accès direct a été un coup de poignard dans le dos. Sans cette concession, les débutants auraient dû s'asseoir encore deux ans de plus sur des véhicules limités.

 

- Vous restez président de la FMS. Quelles sont les priorités de votre agenda ?
- Le thème du bruit sera bientôt à nouveau d'actualité, de même que l'interdiction de circuler, l'interdiction des véhicules à combustion et les réductions de vitesse resteront des sujets permanents. Je vais utiliser tout mon réseau politique pour défendre nos positions.

 

- C'est à vos efforts que nous devons la chute de l'interdiction des circuits. Un circuit suisse reste-t-il malgré tout un rêve ?
- Le point crucial sera d'obtenir les autorisations nécessaires. Mais je ne pense pas à un circuit de course, mais à un centre de mobilité multifonctionnel. C'est ce qui a le plus de sens économiquement et politiquement. Mais le flot d'oppositions qui s'abat aujourd'hui sur les initiateurs de grands projets suisses en tout genre touchera également un centre de mobilité.

 

- Y a-t-il des rêves de moto que vous réalisez maintenant ?
- La pratique de la moto a été clairement négligée ces dernières années, il y a clairement un besoin de rattrapage. Mais le fait de sortir dans la nature est également en train de devenir une priorité.

 

 

 

 

Aperçu de la révision
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