Harley-Davidson LiveWire : Twist and go !

Elle est arrivée, la Harley-Davidson LiveWire à propulsion électrique, prête pour la production. La conclusion de notre premier essai à Portland, Oregon (USA) : cool, agile, exclusive !
C'est vrai : la nouvelle Harley électrique ne fait pas de bruit et oui, cela nous manque un peu. Car le vrombissement du V2 et ces "bonnes vibrations" étaient en fait la marque de fabrique du constructeur de motos traditionnel de Milwaukee, USA.
- La Harley-Davidson LiveWire. Photo : Matteo Cavadini ; Alessio Barbanti
- La Harley-Davidson LiveWire. Photo : Matteo Cavadini ; Alessio Barbanti
Un son "naturel
Mais il serait assez étrange que la LiveWire émette un son V2 artificiel... Elle n'a pas non plus de générateur de son, tout ce que l'on entend est un discret ronronnement de la propulsion électrique, qui se produit "naturellement" et n'est pas généré spécialement. C'est absolument authentique et mérite un premier éloge...
Découvrez le son de la LiveWire vu par le conducteur dans la vidéo embarquée.
- La Harley-Davidson LiveWire. Photo : Matteo Cavadini ; Alessio Barbanti
- La Harley-Davidson LiveWire. Photo : Matteo Cavadini ; Alessio Barbanti
117 Nm
Le reste du vélo est également réussi. En premier lieu, le moteur électrique avec sa puissance de pointe de 106 ch à 11'000 tours par minute et - et c'est ce qui est le plus impressionnant - son couple de 117 newton-mètres. Les responsables de Harley appellent cette nouvelle simplicité de la propulsion électrique "Twist and go". En résumé, cela signifie quelque chose comme ça : Accélérer et démarrer.
- La Harley-Davidson LiveWire. Photo : Matteo Cavadini ; Alessio Barbanti
- La Harley-Davidson LiveWire. Photo : Matteo Cavadini ; Alessio Barbanti
La Harley de série la plus agile
La propulsion électrique est géniale et fait de cette machine de 249 kilos la Harley la plus agile actuellement disponible en série. En effet, le démarrage est très facile et sans à-coups. Quatre modes différents préprogrammés (route, sport, autonomie, pluie) ainsi que trois modes personnalisables permettent d'adapter à chaque situation non seulement la réponse du moteur et la puissance fournie, mais aussi les systèmes d'assistance.
- La LiveWire. La première moto électrique de Harley-Davidson. Photo : Harley-Davidson
- La LiveWire. La première moto électrique de Harley-Davidson. Photo : Harley-Davidson
Systèmes de riders défensifs Reflex
La LiveWire est la première Harley-Davidson à offrir un ensemble complet d'assistance électronique appelé RDRS (Reflex Defensive Rider Systems), grâce à l'IMU (unité de mesure) à six axes implémentée. Il s'agit notamment d'un ABS en virage avec prévention des tonneaux, d'un contrôle de traction optimisé en virage avec contrôle du wheelie et d'un système anti-patinage.
- La LiveWire. La première moto électrique de Harley-Davidson. Photo : Harley-Davidson
- La LiveWire. La première moto électrique de Harley-Davidson. Photo : Harley-Davidson
Sur la route
Nous sommes assez rapides sur les routes sinueuses des environs vallonnés de la ville de Portland avec la LiveWire. D'une part grâce à la propulsion qui fournit à tout moment une poussée suffisante - il n'y a de toute façon pas de mauvais rapport ici - et d'autre part grâce au bon châssis entièrement réglable de Showa. Il y a certes une certaine tendance à aller vers l'extérieur - aussi bien au freinage qu'à l'accélération en position inclinée - mais la LiveWire se laisse tout de même maintenir proprement dans la trajectoire et bien maîtriser, même sur les grosses bosses.
- La LiveWire. La première moto électrique de Harley-Davidson. Photo : Harley-Davidson
- La LiveWire. La première moto électrique de Harley-Davidson. Photo : Harley-Davidson
- La LiveWire. La première moto électrique de Harley-Davidson. Photo : Harley-Davidson
Freiner et récupérer
Comme d'autres véhicules électriques, la LiveWire dispose d'une fonction de récupération ou - comme l'appellent les Américains - de régénération. Cela signifie que la propulsion se transforme en générateur en mode de poussée, qui produit donc de l'électricité et recharge ainsi un peu la batterie. Selon le mode ou le réglage manuel de l'intensité de la récupération, ce "frein moteur" suffit déjà à faire baisser la vitesse. En mode chauffage, ce qui est tout à fait possible grâce à une bonne liberté d'inclinaison et à une ergonomie dynamique avec des repose-pieds positionnés loin derrière, le frein à double disque Brembo, sensible, facile à doser et offrant un mordant puissant en cas de besoin, est plus souvent mis à contribution.
- La LiveWire. La première moto électrique de Harley-Davidson. Photo : Harley-Davidson
- La LiveWire. La première moto électrique de Harley-Davidson. Photo : Harley-Davidson
Critique détaillée
Les critiques se limitent à des détails. Par exemple, les câbles électriques mal fixés qui mènent aux clignotants avant, sur lesquels on a une vue dégagée à chaque arrêt, ou les rétroviseurs qui offrent une vue vers l'arrière pas vraiment époustouflante. Et au plus tard sur cette Harley qui ouvre un nouveau monde, nous aurions souhaité un levier réglable pour le frein avant (un levier d'embrayage n'existe pas).

La LiveWire. La première moto électrique de Harley-Davidson. Photo : Harley-Davidson
Le prix
Enfin, il y a le prix. La LiveWire sera disponible en Suisse à partir de l'automne 2019 à partir de 36'500 francs. C'est loin d'être une aubaine pour entrer dans l'univers Harley-Davidson. Mais ce n'est pas ce que doit être cette moto, considérée comme un nouveau support technologique d'avenir. Elle devrait plutôt devenir la deuxième ou troisième moto de ceux qui ont déjà une Harley dans leur garage...